Lionel BOTTEREAU

upp

Photographes, peut-on se plaindre ? …

Une feuille de route possible pour une profession …

Auteur : Pierre Morel, photographe depuis 2008

http://www.oai13.com/featured/nous-photographes-pourrons-legitimement-nous-plaindre-quand/

Nous, photographes, pourrons légitimement nous plaindre quand…

Pierre Morel est photojournaliste depuis 2008. Basé à Paris, il travaille principalement en commande pour les journaux, entreprises et institutions. Il s’intéresse de près à l’évolution et aux conditions d’exercice de sa profession. Aujourd’hui, il nous propose une humeur :

« Ah, mais je ne savais pas que je pouvais faire ça ! En fait, j’ai le livre Profession Photographe depuis 2 ans chez moi, mais je ne l’ai jamais lu…» C’est cette réponse que m’a fait un jeune confrère suite à une question sur les statuts des photographes la semaine dernière qui m’a scandalisée. Elle suivait une trop longue liste de remarques, plaintes et protestations de nombreux photographes par rapport à ce qui fait leur « professionnalité » (oui c’est un néologisme).

Des photojournalistes au travail lors d'une conférence de presse à Paris le 16 octobre 2015.
Des photojournalistes au travail lors d’une conférence de presse à Paris le 16 octobre 2015.

Plus j’avance dans ce métier, plus j’ai l’impression que les torts et difficultés de notre profession ne viennent pas exclusivement de nos clients, de nos employeurs ou de la société, mais aussi de nous même. Nous, les photographes, qui dans une logique parfois de déni ou d’arrogance faisons porter la responsabilité de notre condition sur les autres avant d’avoir un examen de conscience individuel et collectif.

En clair, l’idéal romantique de notre métier, exigeant et nécessaire pour les photojournalistes, noble et créatif pour les photographes en général, nous maintient dans une posture de supériorité et d’intégrité par rapport à notre filière et aux autres professions du secteur. C’est bien les autres qui devraient s’adapter ; pas nous. C’est eux qui baissent les budgets ; pas nous. C’est eux qui travaillent mal ; pas nous.

Mais pour tenir cette position d’une profession respectable, faut-il encore que ses composants, nous les photographes, ayons une pratique professionnelle sans failles cachées, une connaissance claire de nos droits et devoirs, un haut respect de la déontologie, une hygiène comptable, un sens du collectif et du partage. Un esprit républicain je pourrais même dire. Or, aujourd’hui, c’est loin d’être le cas.

Personne n’est parfait (moi le premier) et il est difficile d’exiger d’une profession en transformation et en précarité réelle un haut respect de standards. Mais alors qu’il y a toujours plus de photographes talentueux, créatifs et surtout engagés financièrement et émotionnellement dans leur travail photographique, il est révoltant et inexcusable que nous ne passions pas plus de temps à nous investir (et cela ne coûte pas beaucoup) dans notre « professionnalité » : conditions d’exercices, questions éthiques, comptabilité, assurances, formation, partage vers la communauté.

Car c’est là qu’est le nerf de la guerre, c’est là que se cristallisent les complaintes et c’est, curieusement, de ça dont les photographes se foutent le plus. À partir de l’expérience de mes quelques années dans ce milieu, j’ai fait une liste de ce qu’on doit lire, faire et comprendre avant de se plaindre. Elle est à compléter et à mettre en débat. Je l’ai faite d’abord pour moi, car je suis loin d’être un chevalier blanc et que j’ai besoin de mettre des mots sur mes torts. J’ai besoin de me sentir légitime et conscient par rapport aux problèmes et interrogations que je rencontre dans ma pratique. J’essaye de me remettre en question avant d’externaliser mes plaintes.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre de nos statuts quand nous aurons pris le temps de nous dĂ©clarer avec le bon statut en ayant, par exemple, lu (et pas uniquement possĂ©dĂ©) le livre Profession Photographe d’Eric Delamarre, Vendre Ses Photos de JoĂ«lle Verbrugge ou le Guide de la Pige.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre du non-respect de nos droits et problèmes de contrefaçon quand nous aurons vĂ©ritablement lu et relu les livres ci-dessus ainsi que les sites de droits ou les pages des organisations professionnelles oĂą figure la majoritĂ© des questions et rĂ©ponses. Google est votre ami comme on disait dans les annĂ©es 2000 Ă  tout ceux qui ne prenaient pas le temps de faire un peu de recherche.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre du manque d’informations et de partage quand nous serons tous et toutes inscrits sur la liste EP France (que 180 membres pour l’instant) qui propose de discuter des problĂ©matiques professionnelles ou sur la liste Piges (1450 membres) qui fait de mĂŞme pour les journalistes pigistes.

Intervention de Xavier Zimbardo, Carloz Munoz et Frederic Buxin dans le cadre d'un débat organisé par Freelens, l'UPC et la SAIF au Salon de la Photo de Paris le 16 octobre 2009. Ils intervenaient sur la problématique des images DR et des images libres de droits.
Intervention de Xavier Zimbardo, Carloz Munoz et Frederic Buxin dans le cadre d’un débat organisé par Freelens, l’UPC et la SAIF au Salon de la Photo de Paris le 16 octobre 2009. Ils intervenaient sur la problématique des images DR et des images libres de droits.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre de l’individualisme et du manque d’action collective quand nous serons tous membres et surtout militants d’une organisation professionnelle comme l’UPP (890 adhĂ©rents en septembre 2015 sur plusieurs milliers de photographes en activitĂ©) parce qu’il est bien trop facile de grogner dans son coin et que le collectif nĂ©cessite une prĂ©sence de chacun d’entre nous. Les syndicats, associations ou commissions ne sont que des outils qui attendent d’être utilisĂ©s comme vous utilisez votre appareil photo.

– Nous, photographes qui vivons bien de notre mĂ©tier, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre des gens qui cassent le marchĂ© quand nous partagerons plus nos succès, nos recettes et nos bonnes pratiques. Cessons de retenir la connaissance des prix entre nous et assumons notre rĂ´le de passeur et de formateur. La rĂ©ussite des uns encourage la rĂ©ussite des autres.

– Nous, photographes qui sortent d’écoles photos, d’arts ou de journalisme pourrons lĂ©gitimement nous plaindre du fait qu’on ne sait rien des pratiques professionnelles, des droits et des devoirs, quand on aura exigĂ© de nos Ă©coles d’axer leurs formations sur cela, quand on leur aura fait comprendre qu’il est inacceptable que les Ă©tablissements aujourd’hui ne dĂ©livrent qu’un minimum de bagage professionnel.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre des difficultĂ©s de gestion administrative quand nous aurons utilisĂ© des solutions dĂ©diĂ©es (comme Freelancer-App) ou quand nous aurons pris un comptable. (1000€/an en moyenne en ce qui me concerne, vite rentabilisĂ©).

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre des difficultĂ©s d’être seuls et de la dĂ©licate balance entre la vie privĂ©e et la vie professionnelle quand nous aurons pris un bureau ou quand nous aurons vaincu notre isolement en provoquant des dĂ©marches collectives (cafĂ©s entre collègues, rencontres, collectifs).

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre des responsabilitĂ©s de notre mĂ©tier quand nous aurons souscrit une ResponsabilitĂ© civile professionnelle.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre de la difficultĂ© de gĂ©rer notre activitĂ© quand nous aurons lu des livres sur comment vivre son travail de crĂ©atif indĂ©pendant, et qu’on aura suivi des dĂ©bats et des formations sur ce sujet. Quand on se rendra compte que nos questionnements sont similaires Ă  ceux des indĂ©pendants en gĂ©nĂ©ral et que les ressources existent.

– Nous, photojournalistes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre des contrats qu’on nous impose quand on aura pris le temps de les lire consciencieusement, quand on les aura partagĂ©s avec nos confrères et organisations professionnelles et quand on pourra y apporter une rĂ©ponse collective.

– Nous, photojournalistes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre du manque d’assurances en reportage quand nous aurons tous souscrit l’assurance SĂ©curitĂ© Reportage d’Audiens ( Ă  partir 200€/an) ou celle de RSF. Leur existence est remise en cause, car il n’y a pas assez de souscripteurs !

Photographie d'une carte de presse française pour l'année 2015.
Photographie d’une carte de presse française pour l’année 2015.

– Nous, photojournalistes titulaires de la carte de presse, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre de la commission de la carte de presse quand il n’y aura pas 73 % d’abstentions aux second tour des dernières Ă©lections des reprĂ©sentants dans cette commission oĂą nous Ă©tions tous votants.

– Nous, photojournalistes non-titulaires de la carte de presse, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre quand nous serons engagĂ©s dans des syndicats de journalistes et quand nous viendrons en nombre faire pression auprès des dĂ©lĂ©guĂ©s syndicaux pour une meilleure reconnaissance de notre situation dans l’attribution de la carte.

– Nous, photojournalistes qui travaillent en AGESSA avec la presse, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre de retards de paiement ou d’absences de droits attachĂ©s Ă  notre collaboration avec les journaux quand nous aurons compris qu’on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. Si l’on gagne plus tout de suite avec un paiement en droit d’auteur, on perd aussi automatiquement des droits derrières. Pensez long terme.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre du non-respect du droit d’auteur quand nous payerons les logiciels que nous utilisons, quand nous arrĂŞterons nous aussi de pirater Ă  tout va. Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre de ne pas avoir assez de ressources et de ne pas pouvoir gĂ©rer les droits d’auteurs quand nous serons tous adhĂ©rents de sociĂ©tĂ©s d’auteurs comme la SAIF(15,24€ l’adhĂ©sion Ă  vie !) et la SCAM qui peuvent rapporter jusqu’à plusieurs milliers d’euros chaque annĂ©e. (Et en plus, elles ont un service juridique pour vous dĂ©fendre).

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre de payer trop d’impĂ´ts ou de ne pas recevoir assez d’argent de l’État quand nous arrĂŞterons de faire du paiement au noir pour ĂŞtre moins taxĂ© et quand nous contribuerons honnĂŞtement Ă  la solidaritĂ© nationale. Les droits des indĂ©pendants sont aussi fonction de ce que vous versez Ă  la collectivitĂ©.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre des difficultĂ©s d’adaptation au monde qui Ă©volue quand nous aurons rĂ©alisĂ© que la formation continue existe depuis 2 ans et qu’elle est plutĂ´t très gĂ©nĂ©reuse pour les photographes auteurs. Allez dire coucou Ă  l’AFDAS.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre des demandes de clients quand nous aurons compris et acceptĂ©s que nous sommes des prestataires dans un marchĂ© global avec des clients particuliers, publics et privĂ©s et que par consĂ©quent il existe autant de types de clients qu’il y a de diversitĂ© d’acteurs sur cette planète. Il ne faut pas cracher sur quelqu’un qui a un petit budget, sur un couple qui ne peut offrir que 300 euros pour des photos de mariage, sur un artiste qui souhaite entamer une collaboration non monĂ©taire avec vous. La sociĂ©tĂ© est diverse, les demandes aussi et notre profession Ă©galement. Il existe des photographes Low Cost, d’autres moyens de gamme et certains de luxe. Ă€ vous de vous positionner et de vous relocaliser en cas de dĂ©localisation.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre de l’inculture des gens en matière de photographies quand nous auront fait suffisamment de pĂ©dagogie auprès de ceux qui font appel Ă  nous. Personne n’est censĂ© savoir comment fonctionne le marchĂ© de la photographie si nous ne faisons pas l’effort d’expliquer nos pratiques, nos contraintes, nos tarifs et notre positionnement. Il ne faut pas avoir une dĂ©marche arrogante ou snob considĂ©rant que tout est acquis. Car n’oubliez pas que notre profession ne s’est jamais suffit Ă  elle-mĂŞme et qu’elle existe parce qu’elle rĂ©pond Ă  une demande. Les gens achètent plus souvent du pain que des photos alors cessez de comparer votre mĂ©tier Ă  celui de boulanger.

– Nous, photojournalistes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre que notre sujet ou notre travail photographique n’intĂ©resse personne quand on aura cessĂ© de proposer les mĂŞmes sĂ©ries, les mĂŞmes histoires avec un mĂŞme angle aux mĂŞmes personnes. Posez-vous vraiment la question de votre originalitĂ© et de votre plus-value ! Faire vous-mĂŞmes des photos qui vous tiennent Ă  cĹ“ur ne veut pas dire qu’elles sont inĂ©dites ! Nous ne sommes pas tout seuls Ă  faire ce mĂ©tier.

– Nous, photojournalistes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre du discrĂ©dit de notre mĂ©tier quand nous arrĂŞterons de jouer parfois le rĂ´le de policiers en donnant des photos Ă  ces derniers lors de manifestation, quand nous ferons toujours attention Ă  nos sujets ou quand nous respecterons la charte de dĂ©ontologie des journalistes. Ă€ dĂ©faut, nous expliquerons nos choix et nos contraintes sur le terrain pour faire ce qu’on appelle de l’éthique. C’est-Ă -dire que dans l’impossibilitĂ© de faire notre mĂ©tier correctement Ă  cause de pression Ă©conomique ou autres, on met en dĂ©bat publiquement nos contradictions et notre rĂ´le.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre des rĂ©sultats des concours ou de ne pas avoir assez de visibilitĂ© quand nous aurons postulĂ© Ă  tous ces prix, bourses, rĂ©sidences et autres qui sont autant d’outils qu’on utilise pas assez.

Un photographe au travail pendant la Vogue Fashion Night le 16 septembre 2014 Ă  Paris.
Un photographe au travail pendant la Vogue Fashion Night le 16 septembre 2014 Ă  Paris.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre quand nous paierons et respecterons nos stagiaires, assistants et fixeurs. Il faut tirer le système vers le haut.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre quand on se respectera plus les uns et les autres et qu’on fera vraiment attention au machisme bien trop souvent prĂ©sent entre nous et Ă  travers notre travail.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre quand on ouvrira plus la composition sociale de notre milieu, qu’on acceptera la diversitĂ© des pratiques et des origines.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre quand on arrivera Ă  faire notre autocritique, quand on reconnaitra nos erreurs dans le travail quotidien, quand on pourra Ă©voquer des sujets tabous sans se faire lyncher par nos pairs. Quand on ne montera pas sur nos grands chevaux Ă  chaque fois qu’il y a une attaque sur la profession. Quand on arrivera Ă  partager en confiance nos interrogations avec nos confrères, les autres professions crĂ©atives et la sociĂ©tĂ© en gĂ©nĂ©ral.

– Nous, photographes, pourrons lĂ©gitimement nous plaindre de nos donneurs d’ordres quand on les aura court-circuitĂ©s, quand on cessera de bosser avec les journaux, les agences et les clients qui nous mĂ©prisent, quand on prendra notre libertĂ© par rapport Ă  des intermĂ©diaires et que dans une logique d’auto-gestion ou d’entreprise coopĂ©rative on crĂ©era nos magazines, nos rĂ©seaux de diffusion, nos collectifs et nos agences. Les exemples de rĂ©appropriation de nos moyens de productions et de diffusions ne manquent pas.

Je suis certain que quelqu’un qui applique ces principes n’aura pas de problèmes à vivre et faire de la photographie. Du moins en France, car notre pays offre un marché riche pour notre médium. Nous avons une société qui soutient la culture avec des droits, des aides et des outils qu’on ne retrouve pas ailleurs. C’est une chance extraordinaire dont il faut se saisir et qu’il ne faut pas gâcher. Pour sortir de notre position de victime, il faut nous reconsidérer. Si vous faites tout cela et que ça ne marche pas, je serais curieux de vous rencontrer et je suis prêt à réviser mon jugement.

Et dans ce cas-lĂ , Mea Culpa !

Photographes, peut-on se plaindre ? … Lire la suite »

La valeur du travail, et d’une profession …

La Valeur du travail, et d’une Profession …

ou la Valeur du travail d’une profession …

Pourquoi un travail devrait être reconnu et jugé à sa juste valeur ?

J’expliquais cela Ă  mon garçon de 12 ans qui trouvait gĂ©nial de gagner un voyage en Californie pour une photo …

Les amateurs photographes font des photographies remarquables, ils sont moteurs et innovants …

La différence entre un amateur et un professionnel est que le second essaie de vivre de son métier.

Il en va de toutes les activitĂ©s loisirs : la plomberie, l’Ă©lectricitĂ©, la pâtisserie etc … Sorti du cadre privatif, le travail effectuĂ© ne peut ĂŞtre rĂ©munĂ©rĂ© …

Seuls les professionnels offrent leur travail contre un salaire, des droits d’auteur ou vente de produits.

Quelle tĂŞte feraient les salariĂ©s d’une banque si le patron, en Ă©change de leur travail, leur donnait des kilos de farine en fin de mois ?

En France nous appelons cela du travail dissimulĂ©, et cela est condamnable pĂ©nalement …

Or des sociĂ©tĂ©s n’hĂ©sitent pas Ă  avoir recours Ă  ce genre de pratique pour des campagnes publicitaires, en offrant des voyages ou autres cadeaux en nature aux amateurs photographes qu’elles ont remarquĂ© sur des banques d’images …

Elles participent de cette manière au dĂ©clin d’une profession : Le mĂ©tier de Photographe

Les origines du mal : Un reportage sur une chaĂ®ne publique en France qui Ă©numère les avantages d’un travail dissimulĂ© au dĂ©pend des photographes professionnels

[advanced_iframe use_shortcode_attributes_only="true" src="https://www.francetvinfo.fr/france/le-filon-juteux-de-la-photographie-amateur_838583.html" width="100%" height="600" id="advanced_iframe" ]

La valeur du travail, et d’une profession … Lire la suite »

error: Content is protected !!